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Edito

Anne-Marie de Vaivre

Anne-Marie de Vaivre

Association AINF

RSE , une éthique en action dans les transactions internationales et nationales

Dans les supply-chains internationales qui lient les différentes entreprises co-traitantes, sous-traitantes, avec les grands donneurs d’ordre nationaux et internationaux, publics et privés, avec aussi  les maitres d’œuvre & maîtres d’ouvrage,  les critères de responsabilité sociale et sociétale des entreprises / RSE /  jouent un rôle croissant aussi bien pour l’appréciation des fournisseurs et sous-traitants que pour l’évaluation par les actionnaires et financeurs, nationaux et internationaux.

C’est désormais chacun des maillons constitutifs de la valeur ajoutée qui se voit appelé, et évalué, sur ses performances économiques, techniques et commerciales, mais aussi sur ses performances et sa création de valeur  en matière sociétale, environnementale et sociale.

 

A un niveau international,  quelques grands guides ou référentiels  se sont désormais imposés :  ISO 26000, principalement dans l’univers francophone,  mais aussi le guide du Global Compact / GRI des Nations Unies, les répertoires et conventions de l’OIT, Organisation Internationale du Travail, le dispositif  international «  Integrated Thinking / Integrated Reporting » <IR>, de l’IIRC, International Integrated Reporting Council, créé autour de grandes firmes cotées mondiales.

Au niveau national,  les entreprises font aussi des efforts pour stimuler et regrouper leurs avancées et leurs expériences, et les entreprises marocaines en ce sens occupent une place de choix dans cette dynamique de stimulation et de coordination des programmes RSE.

Fait notable aussi à un niveau international : ce ne sont plus seulement les certificateurs et agences de notations spécialisés qui désormais apprécient et notent les « performances sociétales », mais désormais aussi les grands acteurs financiers et comptables, et les agences de notation financière qui incluent dans leurs évaluations les performances extra-financières : auprès des bourses mondiales les grands brookers d’information raisonnent en « chaines de valeur » aussi sur les dimensions Environnement / Social  / Gouvernance.

 

Ainsi, ce sont toutes les dimensions de responsabilité des entreprises et organisations qui sont appelées et auscultées, dans un appel à exprimer ce qu’est véritablement leur éthique en action, sur tous plans, économiques et  financiers, mais aussi environnemental et social, droits de l’homme, et plus globalement, en termes de qualité et de transparence de gouvernance.

 

Plusieurs questions  se posent dans cette dynamique de qualité et de transparence :

  • Comment bien inclure les dimensions de santé / sécurité/ qualité de vie et qualité des conditions de travail, dont on voit bien à un niveau mondial qu’elles deviennent cruciales dans les attentes des citoyens et des travailleurs, salariés ou non,  comme dans les critères d’évaluation des donneurs d’ordre ?  La question est particulièrement importante quand on constate que le volet social, est souvent  insuffisamment analysé, piloté et valorisé, et ceci est  encore plus vrai pour les PME.
  • Comment inclure les PME  dans ce mouvement de progrès ? Il est souvent difficile pour les PME d’avoir les moyens et le temps de se plier aux exigences en la matière. Pourtant,  les atouts des PME sont réels, encore faut-il bien tenir compte de leurs spécificités, et de leurs fonctionnements.
  • Comment bien utiliser les reporting RSE  dans le dialogue compétitif avec les donneurs d’ordre ?
    En fait, les latitudes des entreprises pour affirmer  et  faire valoir leurs actions et programmes RSE vis-à-vis de leurs partenaires et donneurs d’ordre sont plus importantes qu’on ne le croit, – notamment en matière de santé-sécurité, conditions de travail, RH et social -, et cela au-delà de la conformité aux référentiels.  Bien sûr, les reporting et présentations sont aussi à adapter selon les secteurs d’activité.  Que ce soit en réactif (vs les demandes explicites des donneurs d’ordre), ou en proactif, à l’initiative de l’entreprise, comment faire valoir sa différence et valeur propre ? 

 

Comme la Qualité, qualité des produits, qualité des services, qualité des fonctionnements, la RSE est une dynamique en amélioration continue. Ainsi convient-il de la construire, de la piloter et de la valoriser en continu, dans un véritable esprit de responsabilité en spectre large.n   mars 2016

 

Anne-Marie de Vaivre

DA TITANE ITCWS, Administrateur de l’Académie de l’Ethique
Fondatrice du Cercle Entreprises et Santé, et du Club Sup AINF